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Bilan de la vice-présidence aux relations du travail à la session d'automne 2014

Au moment de céder ma place, il est dans l’ordre de faire un bilan de la session d’automne, qui s’est avérée fort différente de celle que j’avais imaginée. Il aurait été plus simple de garder le silence, mais la complaisance et moi ne font pas bon ménage. Si je ne prétends pas pratiquer un syndicalisme de combat, j’en pratique certainement un de conviction, conviction et engagement que j’ai partagés avec l’équipe professorale du Comité des relations du travail (CRT), qui n’a pas ménagé ses heures pour tenter de bien faire les choses. Le bilan qui suit propose donc un regard critique sur le cheminement des dossiers qui ont retenu notre attention et qui, trop nombreux, seront toujours à l’ordre du jour cet hiver.

Tout au long de la session d’automne, nous avons dépensé beaucoup d’énergie à tenter d’en arriver à des ententes qui auraient pu satisfaire tant la partie patronale que la partie syndicale. Cependant, en fin de parcours, je dois admettre ma déception. Tous ces échanges ne nous auront pas permis d’avancer autant que nous l’aurions souhaité. Reste plutôt l’impression que, trop souvent, on s’est contenté d’étirer le temps. Ce fut le cas, entre autres, dans le dossier du développement des cliniques écoles, dans certains suivis administratifs, dans les discussions visant à convenir de la réaffectation de ressources non utilisées (notamment des ressources réservées pour la mise sur pied d’une nouvelle clinique de soins infirmiers), dans les travaux à visée plus large sur les suivis administratifs (la première rencontre officielle, souhaitée depuis janvier, ayant eu lieu en décembre), dans les travaux sur l’attribution des contrats pleine charge session (aucune rencontre à l’automne, alors que le rapport du comité de travail devait être déposé au plus tard le 19 décembre), dans les travaux sur les ententes préalables (aucune rencontre à ce jour, alors que la partie syndicale est prête à procéder depuis le 6 novembre), etc.

Pendant ce temps, des dossiers auxquels tenait le Collège et dont nous avons été informés à la toute dernière minute ont progressé à vitesse « grand V » (par ex. : la création de l’Espace Entreprendre et le développement du Projet Monterrey en langue anglaise, deux projets qui, en plus de reposer sur l’embauche de professeurs dont les statuts d’emploi seront à clarifier, ont été lancés sans réelle consultation de la partie syndicale).

Autre difficulté majeure : dans certains dossiers, nous avons dû faire face à des décisions du Collège pour lesquelles, en bout de ligne, aucune justification claire n’a pu nous être donnée, si ce n’est l’invocation du droit de gérance ou de concepts nébuleux comme « la vision systémique ». Pourtant, pour être compatible avec le maintien d’un climat de confiance et de respect, l’exercice du droit de gérance suppose l’obligation de communiquer et l’effort d’être compris. Si l’on souhaite poursuivre une collaboration harmonieuse, il faut accepter cette exigence, sinon, on ne peut certes pas plaider le mieux-être ou espérer son avènement. Fondamentalement, j’ai le goût de croire qu’il est possible de gérer les relations de travail dans cet esprit. Cependant, la façon dont plusieurs dossiers ont été traités à la session d’automne contribue très peu à nourrir cet espoir.

Au moment de rédiger ce bilan, une autre question émerge : avons-nous (tant le Collège que le Syndicat) les ressources pour gérer correctement autant de dossiers ? En ouvrant trop de chantiers simultanés, nous risquons de créer trop d’attentes et, inévitablement, des insatisfactions. Le temps disponible dans une journée ne se négocie pas, il se gère. Je nous souhaite, pour l’année 2015, d’avoir cette sagesse de nous en tenir au réalisable plutôt qu’au souhaitable.

Ma formation en psychologie n’est probablement pas étrangère à la façon que j’ai de m’engager professionnellement dans ce cégep. La conviction de travailler à l’amélioration de nos conditions de travail et au respect de notre convention collective, d’une part, et l’impression de pouvoir soulager certaines préoccupations de nos membres (professeures et professeurs), d’autre part, sont ce qui m’anime au quotidien.

En conclusion, même si la route a été plus chaotique que je ne l’aurais espéré, je termine mon mandat avec l’impression, malgré tout, que nous avons fait des pas dans la bonne direction, tant à l’Exécutif qu’en CRT. Julie Martineau, qui prend la relève à la vice-présidence aux relations du travail, saura certainement laisser sa marque. Je souhaite la bienvenue à Karine Dion comme agente syndicale, qui jouera un rôle essentiel dans l’équipe des relations du travail. Mes remerciements à François Chassé pour son apport considérable à la rigueur de l’instance qu’est le CRT du Cégep Garneau. Tout ce travail ne saurait être aussi satisfaisant sans l’importante contribution et le support engagés des autres professeurs membres du CRT : Lisette Buteau, Bernard Gourdeau, Danielle Lambert et Darquise Tardif, ainsi que le solide soutien des autres membres de l’Exécutif : Annie L’Heureux, Carl Grimard et Pierre Mercure. Un dernier mot pour Carole et Nancy : vous êtes indispensables et avez contribué à faire de mes journées quelque chose de presque équilibré ! Merci de ce soutien !

Bonne session d’hiver 2015 ! Je nous souhaite une négociation respectueuse de notre engagement et de notre contribution à la société québécoise.

Par Éric Kirouac, vice-président aux relations du travail à la session d’automne 2014.

Article précédent sur le même sujet :
- « Les bilans 2013-2014 » (26 mai 2014).

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