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Libération d'un bloc horaire commun : position de l'Assemblée générale

Le 15 février dernier, le Service des ressources à l’enseignement (SRE) lançait une consultation auprès des coordinations départementales concernant la libération éventuelle d’un bloc horaire commun pour tous les étudiants et tous les professeurs. Cette consultation faisait suite à une proposition adoptée le 20 janvier dernier en commission des études à l’occasion de la réception du rapport du Sous-comité d’analyse de la demande de libération d’un bloc horaire. Les résultats de cette consultation ont été présentés le 14 mars en CRT et le 6 avril en commission des études.

La consultation a porté sur deux questions bien précises en lien avec le scénario envisagé : celui de libérer une période commune d’une heure pour tous les étudiants et tous les professeurs le lundi de 14 h à 15 h. Les deux questions posées aux coordonnateurs étaient les suivantes :

1° Une période d’une heure peut-elle permettre de tenir certaines activités ?

2° La période que nous envisageons libérer est le lundi de 14 h à 15 h. Ce moment rejoint-il les objectifs du bloc libéré ?

Malheureusement, la compilation des réponses obtenues effectuée par le SRE ne nous permet pas de tirer des conclusions claires et valides de la consultation puisque les données du tableau qui a été présenté en commission des études ne concordent pas avec celles du tableau qui a été présenté en CRT. De plus, le tableau des résultats déposé en commission des études fait le décompte du nombre de départements favorables et défavorables au scénario proposé alors qu’aucune question précise à ce sujet (par ex. : « Votre département est-il favorable au scénario proposé ? ») n’a été posée dans la consultation.

Par ailleurs, comme l’ont fait remarqué certains membres de la Commission des études, les départements ont été consultés sans avoir été informés du fait que la plage horaire proposée est précisément celle qui risquerait le moins d’accentuer les difficultés liées à la confection des horaires ou d’augmenter le nombre de cours se terminant à 18 h. Les départements n’ont pas non plus été informés du fait que le scénario proposé découle d’une étude de faisabilité qui a été réalisée sans tenir compte des locaux actuellement disponibles au Pavillon Bellevue et de ceux qui seront disponibles à partir de l’automne prochain dans le nouveau pavillon de soins infirmiers.

Pour les raisons qui précèdent, et aussi parce que, le 16 février dernier, la Commission de vie étudiante s’est prononcée en faveur du scénario proposé, la Commission des études a résolu de demander au SRE d’effectuer de nouvelles analyses en tenant compte de toutes les données pertinentes maintenant disponibles et de procéder ensuite à une nouvelle consultation du milieu.

Cela dit, bien que le Syndicat des professeur-e-s réclame depuis longtemps qu’un bloc horaire commun soit libéré, l’Assemblée générale a cru bon, dans le contexte actuel, de réitérer sa volonté en ce sens en adoptant la résolution suivante lors de sa réunion du 19 avril dernier :

CONSIDÉRANT que l’absence de bloc horaire libre de cours pour tous constitue un obstacle majeur à la vie associative des étudiant-e-s et des professeur-e-s ;

CONSIDÉRANT que la clause 3-2.07 de la convention collective stipule que, « dans la mesure du possible », le collège doit prévoir « trois (3) périodes consécutives libres de cours pour permettre des réunions des enseignantes et enseignants » ;

CONSIDÉRANT que le Service des ressources à l’enseignement reconnaît qu’il est possible de libérer au moins une période de cours d’une heure pour tous les étudiant-e-s et tous les professeur-e-s ;

IL EST PROPOSÉ que l’Assemblée générale du SPCFXG se prononce en faveur de toute disposition qui permettrait la mise sur pied d’un bloc horaire libre de cours pour tous les étudiant-e-s et tous les professeur-e-s et qu’elle invite ses membres à faire valoir la même position dans leurs départements et dans les autres instances du collège auxquelles ils participent.

L’Assemblée est bien consciente que la mise en place d’une telle mesure ne peut se faire sans déranger certaines de nos habitudes, mais elle juge que les retombées positives à en attendre surpassent de loin les irritants appréhendés. Autrement dit, l’Assemblée juge que nous n’en sommes plus à discuter de la valeur de l’objectif ; il est temps que tous les intervenants impliqués manifestent une réelle volonté de trouver une solution qui permettrait d’atteindre cet objectif tout en réduisant les impacts négatifs au minimum.

Article précédent sur le même sujet :
- « Consultation sur la libération d'un bloc horaire » (25 février 2011).

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