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Les professionnel-les en entrevue

Le 26 janvier dernier, les membres du Syndicat des professionnels du Cégep Garneau (SPCG-CSQ) se sont prononcés en faveur des ententes de principe. Pour mieux comprendre comment cette négociation a été vécue chez nos collègues, L'I papier EXPRESS a rencontré Marc-André Disnard, analyste à la Direction des technologies informatiques et président du Syndicat des professionnels du Cégep Garneau (SPCG-CSQ).  

L’i papier EXPRESS : Quels ont été les résultats du vote pour la table centrale et la table sectorielle, lors de votre assemblée générale du 26 janvier dernier?

Marc-André Disnard : Pour la table sectorielle, l’entente de principe a été adoptée à l’unanimité. Au national, l’entente de principe a été adoptée à 64 %. La question des rangements a suscité beaucoup d’insatisfaction chez les professionnels. Il y a plusieurs corps d’emploi dont le salaire va cesser d’augmenter en 2019 jusqu’à ce que les personnes qui sont sous la courbe rejoignent la courbe.

L.E. : Quels étaient les enjeux pour votre syndicat dans cette négociation?

M-A.D. : C’était surtout de bloquer les reculs parce que la partie patronale nous a présenté des demandes assez saisissantes. Par exemple, en ce qui a trait à la sécurité d’emploi, la partie patronale voulait élargir la distance jusqu’à 250 km. Elle voulait également introduire une clause dans la convention qui aurait permis d’abolir des postes afin de faire de la sous-traitance avec d’autres organismes. Par exemple, cela leur aurait permis de fusionner la bibliothèque d’un petit cégep avec la bibliothèque municipale.

L.E. : Avez-vous fait des gains? Est-ce que votre exécutif et vos membres sont satisfaits?

M-A.D. : Toutes les demandes qui constituaient des gros reculs ont été retirées. Au final, il n’y a donc pas eu de pertes significatives, mais il n’y a pas eu de gains non plus.

L.E. : Est-ce que votre exécutif et les membres en général sont satisfaits? Quel regard portez-vous sur ces négociations?

M-A.D. : En général, je dirais que les gens ont un sentiment d’amertume. On a empêché les reculs, oui. Mais, pour ce qui est de la table centrale, les gens sont insatisfaits, entre autres, parce qu’il a plusieurs corps d’emploi qui ne sont pas reconnus  comme les conseillers en orientation, les psychologues et les travailleurs sociaux. Il faut savoir que la loi 21 a modifié le Code des professions en matière de santé mentale et de relations humaines. Chez les professionnels des cégeps, cette loi visait les conseillers en orientation, les psychologues et les travailleurs sociaux. Elle a modifié le champ d’expertise et les actes réservés, mais le plan de classification et les rangements n’ont pas suivi, alors ça crée clairement de l’insatisfaction.

L.E. : Comment la solidarité intersyndicale s'est-elle vécue? Est-ce que vous considérez que c’était positif d’être en Front commun?

M-A.D. : Je pense que le piquetage et les manifestations qu’on a fait les trois syndicats ensemble ont vraiment été appréciés de tout le monde. Les gens des différents syndicats se mêlaient et se parlaient sur les lignes de piquetage. Cela permet de créer des liens. Puis, cela a permis de montrer qu’on était un mouvement.

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