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Impact des compressions budgétaires : quelques exemples

À défaut, pour le moment, de pouvoir dresser un portrait complet et exact de l’impact qu’ont ou auront les compressions budgétaires sur les activités du collège, nous vous présentons ici quelques-uns des effets de ces compressions qui nous ont été rapportés jusqu’à maintenant.

En ce début de session, le Centre d’impression numérique (CIN) est probablement l’endroit où les compressions se sont le plus directement fait sentir pour les professeurs. Certains ont pu constater que le CIN n’a pu répondre à toutes les demandes d’impression avec la rapidité qu’on lui connaît habituellement. Même si le CIN nous invite depuis longtemps à toujours prévoir deux jours ouvrables pour la réalisation d’une demande d’impression, il nous a habitué à une efficacité sans pareil qui fait qu’en temps normal, nos documents sont prêts dans un délai bien en deçà du délai annoncé. Or, ces derniers jours, le degré d’efficacité habituel n’a pas pu être maintenu en tout temps puisque le collège n’a pas embauché de personnel surnuméraire au CIN pour faire face au « rush » de début de session. Voilà un effet direct des coupures effectuées dans le budget de fonctionnement, budget qui comprend notamment la masse salariale des employés de soutien.

Pour continuer sur la question des photocopies, on nous signale aussi que, dans plusieurs départements, les budgets liés à l’impression des documents administratifs et à l’usage des photocopieurs de corridor ont été amputés de manière significative. Certains professeurs nous rapportent déjà qu’ils seront contraints de faire payer leurs étudiants pour leurs copies d’examen s’ils ne veulent pas défoncer leur budget d’impression.

Alors que le Ministère demande que les coupures n’affectent pas les services directs aux étudiants, on a appris que le Département des langues modernes s’est vu retirer le financement habituellement octroyé pour ses ateliers de conversation destinés aux étudiants. Dans la même veine, les budgets destinés à l’achat de matériel de laboratoire ont été amputés pour certaines disciplines de sciences de la nature alors que, pourtant, ces budgets étaient déjà gérés à la « cenne » près depuis des années. Enfin, autre exemple à placer sous la même rubrique : dans certains départements, le budget consacré au transport des étudiants par autobus a été amputé, ce qui compromet la réalisation de certaines sorties à caractère pédagogique.

Sur un autre plan, nous avons appris que le collège ne versera pas la subvention de 20 000 $ qu’il avait l’habitude d’accorder pour le financement du Colloque du Mois de l’histoire des Noirs, événement qui fêtait ses dix ans en février dernier. Bien qu’aucune décision n’ait encore été prise quant à l’avenir de l’événement, on imagine sans peine que le retrait d’une telle subvention – qui représente pratiquement 50 % du budget de l’événement – risque de compromettre la tenue du colloque. Tout dépendra des réponses obtenues aux demandes de subventions faites à l’extérieur du collège.

Par ailleurs, en raison du non-remplacement d’un technicien du Service des activités socioculturelles parti à la retraite pendant l’été, on doit s’attendre à une réduction du nombre d’activités organisées par ce service. On voit mal comment, en effet, les effectifs actuels pourraient maintenir le volume d’activité des années antérieures et produire, par exemple, des spectacles de l’ampleur de « Rent », qu’on a pu apprécier l’an dernier. Il ne faudra donc pas s’étonner si, par exemple, on finit par apprendre qu’au lieu des trois pièces de théâtre habituelles, il n’y en a qu’une seule qui est produite cette année.

Les impacts que nous venons d’évoquer ne sont que des exemples parmi bien d’autres, et la recension faite ici n’a rien de « scientifique ». Par contre, ils suffisent à faire voir deux choses. Premièrement, le Ministère aura beau exiger que les coupures soient effectuées de manière à ne pas affecter les services directs aux étudiants, la réalité oblige à reconnaître qu’une telle commande est pratiquement impossible à remplir, même pour une administration bien intentionnée. Deuxièmement, on constate que, même si les coupures affectent peu les activités les plus évidemment et strictement pédagogiques, elles ne manquent pas d’affecter toute une série d’activités – socioculturelles ou autres – dont on pourrait difficilement nier la portée éducative.

Et le plus malheureux dans tout ça, c’est qu’on s’attend à ce que le Ministère impose de nouvelles coupures l’an prochain et l’année suivante… Vive l’équilibre budgétaire à tout prix !

Articles précédents sur le même sujet :
« Le point sur les compressions budgétaires » (19 août 2011) ;
« Compressions budgétaires à Garneau : suite du dossier » (10 juin 2011) ;
« Coquetel pour souligner la signature des conventions collectives » (13 mai 2011) ;
« Compressions budgétaires dans les cégeps et les commissions scolaires » (6 mai 2011).

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