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Négo 2016 : le soutien entrevue

Le 12 janvier dernier, les membres du Syndicat du personnel de soutien du Cégep François-Xavier-Garneau (SPSFXG) ont voté en faveur des deux ententes de principes dans les proportions suivantes :
en matière sectorielles : 89% Pour (39 Pour / 5 Contre);
-entente en matières intersectorielles : 82% Pour (36 Pour / 8 Contre).

Au-delà des chiffres, comment ces ententes ont-elles été reçues par les membres du SPSFXG? Comment la négociation a-t-elle été vécue par nos collègues du personnel de soutien? Est-ce que le choix politique de militer en Front commun a porté fruit? Pour mieux comprendre, L'i papier EXPRESS a rencontré Maxime Laliberté, technicien en audiovisuel et trésorier au SPSFXG.

L’i papier : Quels étaient les enjeux pour le personnel de soutien dans cette négociation?
Maxime Laliberté : La question salariale était centrale. Pour nous, c’était important d’effectuer un rattrapage salarial face au privé, mais aussi d’effectuer ce rattrapage, étant donné les écarts importants avec d’autres classes d’emplois dans les cégeps ou ailleurs. On revendiquait une majoration salariale qui ne tient pas seulement compte d’un pourcentage afin d’avoir des montants équitables. Pour ce qui est de nos conditions de travail, plus spécifiquement, il y avait plusieurs enjeux liés au « day to day », mais c’est surtout la question du zonage qui nous préoccupait. On s’est battu pour éviter d’être déplacé à une trop grande distance en cas d’abolition de poste et aussi pour éviter que des cégeps ou des organismes se partagent un même poste, ce qui aurait impliqué qu’une seule personne se déplace pour couvrir différentes organisations.

L.E. : Quels gains avez-vous obtenus?
M.L. : En fait, nous n’avons pas fait de gros gains. Nous avons surtout réussi à stopper les demandes patronales qui étaient gigantesques. Au début de la négociation, il y avait 80 demandes patronales sur la table et on a conclu la négociation en acceptant une quinzaine de demandes patronales. Ce sont les plus petites demandes, celles qui ont le moins de conséquences pour nos membres.

L.E. : Est-ce que votre exécutif et les membres en général sont satisfaits? Quel regard portez-vous sur ces négociations?
M.L.: Je dirais que c’est très mitigé. Il y avait tellement de demandes patronales, tellement d’attaques contre nos conditions de travail que les gens sont quand même contents d’avoir réussi à conserver un quasi-statu quo. Et les membres ne croient pas, en général, que nous aurions pu aller chercher plus que ce que nous avons obtenu. Mais, c’est certain qu’il a fallu laisser tomber la grande majorité de nos demandes initiales pour réussir à bloquer les demandes patronales qui faisaient beaucoup plus mal.

L.E. : Avez-vous l’impression qu’il y a eu une plus grande solidarité intersyndicale dans cette négociation que dans la précédente?
M.L. : J’ai toujours senti que les profs tout comme les professionnels appuyaient le personnel de soutien et vice et versa.  C’est certain que comme nous étions en Front commun, la solidarité était plus tangible. Nous sortions en même temps pour piqueter ensemble plutôt que de sortir chacun notre tour. Ça a des avantages, mais également des inconvénients. Par exemple, lorsqu’on sort chacun notre tour, ça bloque le Cégep pendant trois jours plutôt qu’une seule journée et ça, ça fait beaucoup plus mal à l’administration. En même temps, c’est certain qu’on montre plus notre rapport de force face au gouvernement lorsqu’on sort en Front commun .

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