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Évaluation - Portrait de la situation

Le 7 septembre dernier, lors d’une rencontre avec l’exécutif syndical, la direction confirmait son intention de procéder dès cette année à la révision de la Politique d’évaluation du personnel enseignant et du processus qui s’y rattache. Toutefois, lors de cette même rencontre, la direction annonçait aussi son intention « de poursuivre les évaluations selon le processus actuel, et ce, jusqu’à l’adoption de la Politique révisée », en convenant cependant que les professeurs qui en feraient la demande pourraient être soustraits au processus sans avoir à fournir de motif.

Le 16 septembre, dans une note de service adressée aux coordonnateurs, le directeur des ressources humaines reprenait les annonces qui précèdent, mais la possibilité d’être soustrait à l’évaluation sans avoir à fournir de motif y apparaissait sous une forme quelque peu différente : « si certains professeur-e-s désirent soumettre une demande de report de leur évaluation, ils peuvent le faire par courriel à egaboury@cegep-fxg.qc.ca et je ferai le suivi approprié en collaboration avec la Direction des études ». La possibilité d’être soustrait au processus devenait une possibilité de report, et la demande qui, au départ, n’avait pas à être accompagnée d’un motif devenait une demande qui serait analysée conjointement par deux directions.

Le 29 septembre, lors d’une nouvelle rencontre avec la direction, nous constations ce que la lettre du 16 septembre laissait présager, à savoir une mécompréhension : ce que la direction affirmait alors, c’est qu’elle saurait « faire preuve de souplesse » auprès des professeurs qui, « perturbés » par le processus d’évaluation, préfèreraient voir leur évaluation reportée. Quant aux critères à partir desquels la direction traitera les demandes de ces professeurs, ils demeurent inconnus. Par exemple, la possibilité d’obtenir un report d’évaluation est-elle ouverte aux professeurs qui, en vertu de la colonne « éva max » figurant dans les documents du CIREPE, devraient obligatoirement être évalués cette session ? Et les demandes collectives émanant d’un département, seront-elles jugées recevables ? Lors de cette rencontre, nous n’avons pas obtenu de précisions à cet égard alors que pourtant, à notre avis, pour le bénéfice de tous et au nom d’une entente de transparence, cela mériterait d’être précisé.

Les faits qui précèdent ont été exposés aux membres présents lors de l’assemblée générale du 5 octobre dernier. Appelée à se prononcer sur la suite des choses, l’assemblée a longuement hésité quant à la position à adopter. Dans la balance, d’un côté, une impression tenace de ne pas être entendus et, bien sûr, une solide indignation par rapport à la ligne de conduite de nos patrons qui persistent à vouloir nous offrir un service (car c’est bien ainsi qu’on ne cesse de nous présenter les évaluations formatives !) dont la mouture actuelle ne permet pas d’atteindre les objectifs visés ; de l’autre, une entente que nous avons signée de bonne foi et dans laquelle nous nous sommes engagés, tout comme nos vis-à-vis d’ailleurs, « à éviter tout ce qui aurait pour effet d’exacerber les tensions ». Après moult hésitations, l’assemblée a préféré ne pas aller de l’avant avec de nouvelles propositions en relation avec le dossier de l’évaluation. Autrement dit, l’assemblée a choisi de s’en tenir aux propositions votées l’an dernier, parmi lesquelles figurait déjà une demande à l’effet que l’évaluation soit suspendue le temps que la politique et son processus soient révisés.

Par sa retenue, l’assemblée a voulu donner un signe clair de sa détermination à faire vivre l’entente signée le 18 août 2010. Mais, par le fait même, elle a remis le flambeau de l’initiative à d’autres instances collectives et aux évalués eux-mêmes. Déjà, de leur propre chef, certains départements et individus ont réagi à la volonté de la direction de poursuivre les évaluations pendant la révision du processus ; ils ont fait connaître leurs positions et leurs attentes, et ce, de manière tout à fait diplomatique, c’est-à-dire, nous semble-t-il, dans le respect de l’entente du 18 août. Et, dans la mesure où la direction s’est elle aussi engagée « à éviter tout ce qui aurait pour effet d’exacerber les tensions », elle devrait « faire preuve de souplesse » dans sa manière de répondre à ces positions et à ces attentes. D’autant plus que, comme le directeur des ressources humaines l’a rappelé à plusieurs reprises par le passé, la politique d’évaluation ne lui permet ni d’obliger un professeur à être évalué ni de sévir envers celui-ci s’il refusait de l’être.

Pour toute information supplémentaire et pour tout commentaire à ce sujet, vous êtes bien entendu cordialement invités à communiquer avec nous ou à passer nous voir au local syndical.

 

Les membres de l’exécutif

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