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Les professeurs de cégep boycotteront-ils le Sommet sur l'enseignement supérieur?

Le 7 janvier dernier, on apprenait la décision du gouvernement de ne financer que 50 % des coûts de la reprise des cours dans les cégeps dont les étudiants ont fait la grève au printemps 2012. Or, en août dernier, le gouvernement, la Fédération des cégeps et la FNEEQ avaient conclu deux ententes dans lesquelles le gouvernement s’engageait à défrayer 100 % des coûts reliés à la reprise des cours, soit un montant d’environ 31 millions destiné principalement à l’embauche de professeurs supplémentaires et au versement de compensations aux professeurs ayant accepté de travailler le samedi (pour plus de détails sur ces ententes, voir l’article « Négociations estivales », publié dans L’i papier EXPRESS du 24 août 2012). En revenant sur sa parole, le gouvernement refile donc 50 % de la facture (15 millions) aux collèges concernés, ce qui s’ajoute aux 21,5 millions de compressions budgétaires imposées au réseau collégial pour l’année en cours.

Le 25 janvier, les délégués des syndicats du Regroupement cégep de la FNEEQ ont réagi à la décision du gouvernement de ne pas respecter ses engagements en adoptant, entre autres, la résolution suivante :

Dans l’éventualité où le ministère refuserait d’honorer sa signature en date de la prochaine réunion du regroupement cégep des 7 et 8 février prochains, que le regroupement cégep demande au comité exécutif de la FNEEQ de convoquer un conseil fédéral extraordinaire d’ici le Sommet sur l’enseignement supérieur afin de considérer l’option de boycotter le sommet en tant que moyen de pression politique pour forcer le respect de l’entente.

Le 28 janvier, une rencontre a eu lieu avec le ministère de l’Enseignement supérieur. Nos représentantes de la FNEEQ ont rappelé l’importance que nous accordons au respect des ententes dûment signées et ont annoncé que la FNEEQ envisageait de boycotter le Sommet sur l’enseignement supérieur des 25 et 26 février prochains advenant que le gouvernement maintienne sa décision. Il est probable qu’une autre rencontre ait lieu avec le ministère de l’Enseignement supérieur le 4 février.

Aujourd’hui, sur le site de La Presse, on rapporte les propos de Jean Beauchesne, président de la Fédération des cégeps, qui évoque l’idée de rouvrir la convention collective 2010-2015 pour retarder l’injection progressive des nouveaux ETC prévus à l’annexe I-11 et, ainsi, permettre aux collèges d’éponger la facture que leur a refilée le gouvernement. Il va sans dire que, pour la FNEEQ, il est hors de question de rouvrir la convention. Le gouvernement doit respecter sa parole, point à la ligne.

Voilà une situation qui devrait interpeller tous les professeurs du réseau collégial, pas seulement ceux des cégeps qui sont directement concernés par les ententes d’août dernier. En effet, que vaut la signature du gouvernement ? Que vaut la signature de la Fédération des cégeps ? Elles ne valent que le rapport de force que nous sommes en mesure de mettre en place et de maintenir pour en assurer le respect.

Article précédent sur le même sujet :
« Négociations estivales » (24 août 2012).

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