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Nouvelles coupures en éducation : à quand un front commun syndical-patronal-étudiant ?

Samedi dernier, le 17 septembre, alors que le Québec tout entier était encore sous le choc suite aux révélations du rapport Duchesneau sur la collusion dans l’industrie de la construction, le gouvernement du Québec annonçait, par la voix de Michelle Courchesne, présidente du Conseil du trésor et ex-ministre de l’Éducation, que de nouvelles coupes budgétaires allaient être imposées à ses ministères pour l’année financière en cours. En éducation, les coupures seront de l’ordre de 180 millions, alors qu’en santé, elles s’élèveront à environ 350 millions. Ces coupures, dit-on, ne toucheront que les dépenses administratives, pas les services (si seulement on pouvait encore y croire !).

En éducation plus spécifiquement, on annonce que les coupures se répartiront de la façon suivante : 77 millions dans les structures du ministère lui-même, 65 millions dans les commissions scolaires et 30 millions dans les cégeps. En ce qui concerne les commissions scolaires et les cégeps, ces coupures s’ajoutent à celles imposées plus tôt cette année (110 millions pour les commissions scolaires et 15,3 millions pour les cégeps). Rappelons en outre que, dans les cégeps, d’autres coupures, dont la hauteur exacte demeure inconnue, sont attendues pour l’an prochain et l’année suivante.

Les fédérations syndicales, étudiantes et patronales du réseau de l’éducation ont bien sûr vivement réagi à ces nouvelles annonces. C’est le cas, notamment, de la Fédération des cégeps : vendredi dernier, les directeurs généraux des 48 cégeps de la province, en réunion d’urgence avec les présidents de leurs conseils d’administration, ont adopté à l’unanimité une résolution condamnant les nouvelles compressions imposées par le ministère. Par contre, on s’étonne d’apprendre que la Fédération des cégeps soit déjà « en pourparlers avec le ministère pour déterminer le meilleur moyen d'effecteur ces coupes » (Le Devoir, 17 septembre 2011). On s’attendrait en effet à une réaction plus vigoureuse de la part d’une organisation qui, dans son communiqué du 19 septembre, se disait en « profond désaccord devant l'imposition de cette nouvelle coupure », d’autant plus que, dans la conjoncture actuelle, le gouvernement Charest n’est pas en position d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit, miné qu’il est par les dernières révélations au sujet de sa gestion « exemplaire » du secteur des travaux publics.

À quand un front commun syndical-patronal-étudiant se portant à la défense de notre système public d’éducation ?

Articles précédents sur le même sujet :
« Impact des compressions budgétaires : quelques exemples » (2 septembre 2011) ;
« Le point sur les compressions budgétaires » (19 août 2011).

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