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Négo 2015 : État de la négociation à la table centrale

Huit rencontres ont eu lieu jusqu’ici à la table centrale, dont six rencontres de négociation, ceci à raison d’une rencontre un jeudi sur deux. Tout comme à la table sectorielle, la négociation y est encore au stade exploratoire. Cependant, à la différence de ce qui se passait jusqu’ici à la table sectorielle, où la partie patronale se contentait de présenter des problématiques sans déposer de propositions, à la table centrale, les demandes patronales ont le mérite d’être claires depuis le début. Les discussions exploratoires visent donc surtout à clarifier les raisons invoquées pour appuyer les demandes qui sont faites de part et d’autre.

De ces discussions, une chose apparaît de plus en plus claire : la maigreur des hausses salariales paramétriques (0 %, 0 %, 1 %, 1 %, 1 %) offertes par le Conseil du trésor s’explique au moins en partie par le fait qu’il appréhende les coûts associés à quatre autres opérations d’ajustement salarial à compléter ou à venir, à savoir :

1)  le règlement des plaintes associées au maintien de l’équité salariale 2010 ;

2)  l’exercice de maintien de l’équité salariale 2015 ;

3)  le dossier du retard salarial des ouvriers spécialisés ;

4)  les relativités salariales.

En fait, le Conseil du trésor demande que ces dossiers soient réglés dans le cadre de la négociation, alors que ce sont des dossiers qui, pour certains, auraient dû l’être dans l’interronde (ouvriers spécialisés, relativités salariales), et qui, pour d’autres (maintien de l’équité salariale), ne sont pas des objets de négociation (l’équité salariale est l’objet d’une loi et, en principe, on ne négocie pas l’application d’une loi). Le Conseil du trésor semble vouloir faire du règlement de ces quatre dossiers une condition préalable au règlement de la question des augmentations salariales paramétriques.

Par ailleurs, les négociateurs du Front commun cherchent aussi à obtenir des clarifications quant aux raisons qui amènent le Conseil du trésor à nous demander d’importantes concessions en lien avec notre régime de retraite. Lors de la rencontre du 12 mars, le Conseil du trésor a réitéré que son objectif est d’assurer la pérennité du RREGOP. Nos négociateurs ont répondu à leurs vis-à-vis en les invitant à faire la démonstration que la pérennité du RREGOP est menacée. La posture de nos représentants est la suivante : si vous êtes capables de démontrer que la pérennité du régime est menacée, on va jaser, mais jusqu’à preuve du contraire, on n’a pas de raisons de jaser. Le RREGOP est capitalisé à plus de 96 %, le partage des cotisations 50-50 existe depuis 1982 et le mécanisme d’ajustement des cotisations a été revu lors de la dernière négociation.

Le rythme des rencontres de table centrale devrait s’intensifier dans les prochaines semaines. La partie syndicale a demandé l’ajout de 15 dates de rencontres à celles déjà prévues.

Articles précédents sur le même sujet :
- « Négo 2015 : Par rapport à la relativité salariale, la prudence est de mise » (18 février 2015) ;
- « Négo 2015 : Au sujet des propositions patronales relatives à notre régime de retraite » (21 janvier 2015) ;
- « Négo 2015 : Le gouvernement nous offre une baisse de salaire de 7 % sur cinq ans » (17 décembre 2014).

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