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La formation technique relève de l'enseignement supérieur

Le 19 septembre dernier, au moment de la formation du nouveau conseil des ministres, nous apprenions que l’enseignement supérieur ne serait plus rattaché au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sports (MELS), mais à un nouveau ministère : le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST). Les signaux envoyés à ce moment-là laissaient croire que l’enseignement collégial relèverait dans son intégralité de ce nouveau ministère. Or, mercredi dernier (17 octobre), dans Le Devoir, on rapportait des propos tenus la veille par les porte-paroles de ces deux ministères, propos qui laissaient entendre que la formation technique pourrait rester rattachée au MELS. Toutefois, au sortir d’une rencontre tenue le même jour avec le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, nos représentantes et représentants de la FNEEQ et de la CSN se disaient rassurés quant au fait que la formation technique relèverait du Ministère de l’Enseignement supérieur (voir le communiqué de la CSN). Cette information a été confirmée par le ministre un peu plus tard le même jour par voie de communiqué.

La question de l’appartenance de la formation collégiale à l’enseignement supérieur est une question sensible que ne pouvait manquer de soulever le récent réaménagement de l’appareil gouvernemental. La FNEEQ, tout comme la Fédération des cégeps, d’ailleurs, tient à ce que l’on reconnaisse l’appartenance de tous les secteurs de la formation collégiale à l’enseignement supérieur. Car, en effet, au moins trois caractéristiques distinguent l’enseignement collégial de l’enseignement primaire et secondaire et font qu’il s’apparente davantage à l’enseignement universitaire :

1) les professeurs y sont d’abord engagés en fonction de leur expertise disciplinaire ;
2) les professeurs y disposent d’une plus grande autonomie professionnelle et sont regroupés en départements qui disposent eux-mêmes d’une assez grande autonomie, et ce, dans des institutions qui disposent elles aussi d’une assez grande autonomie ;
3) de plus en plus, les professeurs du réseau collégial participent à des projets de recherche.

Renoncer à notre appartenance à l’enseignement supérieur, ce serait ouvrir la porte à l’érosion de certaines dimensions essentielles de l’enseignement collégial tel qu’on le pratique et tel qu’on souhaite qu’il continue à se développer.

Article précédent sur le même sujet :
« Une nouvelle menace : la dévalorisation de la formation technique » (10 février 2012).

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