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La relativité salariale en trois questions et trois réponses

Le dossier de la relativité salariale est complexe. Vous en avez perdu des bouts ? Voici une tentative de synthèse en trois questions et trois réponses.

1-  Que se passe-t-il ?

Dans le cadre des travaux de relativité salariale, le Conseil du trésor a procédé à une première évaluation de notre catégorie d’emploi et, sur cette base, nous accorde le rangement salarial 21, ce qui constitue un déclassement puisque, actuellement, nous sommes rangés à 22, à parité avec les enseignants des commissions scolaires, avec lesquels nous partageons les 17 premiers échelons de notre échelle salariale.

2-  Pourquoi le Conseil du trésor nous déclasse-t-il ainsi ?

Parce que, dans son évaluation, il ne tient compte que des tâches individuelles accomplies par tous les professeurs, à savoir la préparation des cours, la prestation, l’évaluation et l’encadrement. Il ne tient pas compte des tâches que nous accomplissons de façon collective (en département, en comité de programme, etc.) ni des tâches qui ne sont accomplies que par une partie des professeurs (supervision de stage, enseignement en laboratoire, coordination départementale, recherche, etc.). De plus, le Conseil du trésor ne tient pas compte du fait que, dans plusieurs disciplines, dans plusieurs collèges, la maîtrise est une condition d’embauche. Bref, le Conseil du trésor a fondé son évaluation sur une conception abusivement simplificatrice de ce en quoi consiste l’enseignement collégial.

3-  Quels seraient les impacts de ce déclassement s’il devait être maintenu ?

Passer du rangement 22 au rangement 21 aurait pour effet de réduire nos salaires d’environ 5 % à tous les échelons. Concrètement, cette baisse salariale s’effectuerait probablement par un gel salarial de longue durée qui s’amorcerait au terme de la convention collective actuelle, le 31 mars 2015.

Un tel déclassement aurait aussi pour effet de réduire à néant la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat dans la mesure où, même si les échelons 18, 19 et 20 étaient maintenus, l’échelon 20 (accessible aux détenteurs de doctorat) deviendrait à peine équivalent à l’échelon 17 actuel, et l’échelon 18 (accessible aux détenteurs de maîtrise) se situerait désormais en-deçà de l’échelon 17 actuel. Bref, au sommet de l’échelle salariale, un détenteur de maîtrise enseignant au collégial gagnerait moins qu’un bachelier enseignant au secondaire.

Ainsi, le dossier de la relativité salariale soulève trois enjeux de reconnaissance qui nous amènent à formuler trois revendications : la reconnaissance de l’intégralité de notre travail, la reconnaissance des diplômes de maîtrise et de doctorat et la reconnaissance de notre appartenance à l’enseignement supérieur.

Articles précédents sur le même sujet :
« Relativité salariale : le mépris continue » (25 octobre) ;
« Relativité salariale : les professeurs de cégep déclassés » (8 septembre 2013).

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