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Remise en question du DEC comme porte d'entrée dans la profession infirmière

Le 24 octobre dernier, les délégués du Congrès de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) ont adopté une résolution demandant à l’Ordre « de faire les représentations requises auprès du gouvernement du Québec afin que le droit de pratique soit obtenu à la fin de la formation universitaire (initiale ou DEC-BAC) tout en prenant en considération des mesures de transition et la préservation des acquis des infirmières en poste actuellement ». L’OIIQ justifie sa position par la nécessité de combler l’écart important qu’il y aurait entre le nombre d’heures de formation exigées pour entrer dans la profession au Québec par rapport aux nombre d’heures exigées dans les autres provinces canadiennes. Signalons toutefois que l’OIIQ n’a pas le pouvoir d’imposer cette nouvelle exigence d’entrée dans la profession ; il s’agit plutôt d’une prérogative gouvernementale.

La proposition citée ci-dessus a été soumise au Congrès de l’OIIQ par la Table sectorielle nationale des Réseaux universitaires intégrés de santé (RUIS) en soins infirmiers. Elle a été adoptée au détriment d’une proposition de l’Association des enseignantes et enseignants en soins infirmiers des collèges du Québec (AEESICQ), qui recommandait plutôt « que l’OIIQ continue de supporter le continuum de formation DEC-BAC qui permet l’accès à la profession infirmière après les études collégiales ».

Il va sans dire que le milieu collégial tout entier a réagi très négativement à la résolution adoptée par le Congrès de l’OIIQ. En effet, autant la Fédération des cégeps que notre fédération syndicale, la FNEEQ, ont rappelé par voie de communiqué que les finissantes du DEC en Soins infirmiers réussissent l’examen de l’Ordre aussi bien que les diplomées universitaires, et même mieux dans certains cas. De plus, toutes deux ont insisté sur le fait qu’au Québec, l’enseignement collégial appartient à l’enseignement supérieur, ce qui rend les comparaisons avec les autres systèmes d’éducation plutôt hasardeuses. Enfin, troisième argument invoqué par les deux fédérations : cette modification du seuil d’entrée dans la profession n’apparaît certainement pas comme la meilleure chose à faire pour solutionner la grave pénurie d’infirmières qui perdure depuis des années dans le réseau de santé québécois.

Vous pouvez consulter les communiqués de l’OIIQ, de la Fédération des cégeps et de la FNEEQ en cliquant sur les liens ci-dessous :
http://www.oiiq.org/salle-de-presse/communiques/regards-sur-la-formation-infirmiere-ou-se-situe-le-quebec-0
- http://www.fedecegeps.qc.ca/salle-de-presse/communiques/2011/10/il-y-a-place-dans-le-systeme-de-sante-pour-les-infirmieres-techniciennes-et-les-infirmieres-bachelieres/
http://www.fneeq.qc.ca/fr/accueil/communiques/communiques_2011/cegep/Comm-014.html

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