Plusieurs d’entre vous se demandent où en sont les membres de l’exécutif après la fin de l’année dernière qui fut plutôt mouvementée. On se rappelle que deux d’entre nous, étroitement liés aux dossiers des relations de travail, sont partis en congé de maladie en cours de route pour épuisement. Maintenant que tout le monde a refait le plein d’énergie, où en sommes-nous ?
Côté pédagogie, plusieurs dossiers importants seront abordés cette année. Pensons entre autres aux outils technologiques et à l’intelligence artificielle ainsi qu’à la présence en classe. Pour le moment, ce que nous déplorons, c’est que l’attitude choisie par la Direction des études nous semble très prudente alors que ces dossiers nécessitent, à notre sens, des développements rapides sur le terrain quitte à faire quelques essais-erreurs. Et si la Direction ne semble pas avoir d’appétit pour des mesures coercitives en ce qui a trait à la présence en classe, les professeur.es ont clairement exprimé leur désir de trouver des solutions concrètes et applicables pour contrer l’absentéisme et la multiplication des acrobaties imposées par les absences aux évaluations.
Côté relations de travail, on a plutôt l’impression que l’année reprend là où elle s’est terminée. On continue de percevoir de l’iniquité dans le traitement des cas disciplinaires. Ce qui peut être reproché à l’un·e amènera une absence de sanction chez un·e autre ou ce qui entraîne une sanction chez l’un·e pourrait s’appliquer à une bonne partie de nos membres. On n’a jamais vu de mesures disciplinaires aussi sévères ainsi que des suivis imposés à des collègues à la suite de plaintes étudiantes, comme si la parole des étudiant.es avait préséance sur la parole des professeur.es alors qu’elle nous semble parfois peu appuyée, peu fondée. Lors des rencontres disciplinaires, on perçoit notamment une stratégie d’accumulation de reproches au risque d’y inclure du superflu souvent arbitraire.
Autres éléments qui alourdissent notre travail : le manque de personnel aux Ressources humaines et le manque de communication entre les différentes directions. À notre sens, dans certaines situations, des délais beaucoup trop longs pour la prise de décision ont impacté la santé mentale de nos collègues déjà en invalidité et ont eu un effet domino sur nos collègues qui sont sur le terrain. Quand une absence n’est pas traitée dans les temps, ce sont les équipes départementales qui se retrouvent à refaire des tâches ou à engager de nouvelles personnes en menant des entrevues une fois la session commencée. Ce sont les étudiant.es et les professeur.es qui en paient le prix et qui partent leur session sur les chapeaux de roue.
Comprenez-nous bien : ce ne sont pas toutes les personnes cadres ni tous les services qui alourdissent notre travail et qui prennent des décisions qui nous semblent arbitraires. Mais nous aimerions que ces dernières aient un effet de contamination positif sur leurs collègues afin de voir apparaître une meilleure équité et une meilleure cohésion entre les directions. Et, selon nous, cela sera possible quand seront mis en place des outils de mesure des situations problématiques autres qu’une boussole morale basée sur le droit de gestion ou des sondages où seule la parole des étudiant.es est entendue.
C’est pour toutes ces raisons que nous demanderons très prochainement une démarche en amélioration des relations de travail à notre Direction comme nous l’a recommandé notre conseiller syndical à la FNEEQ. Nous espérons que ce processus nous permettra de rétablir un climat de travail sain et exempt de méfiance et nous aidera à ce que les décisions prises le soient à partir d’une argumentation qui respecte notre convention collective et qui se base sur des faits dont on peut débattre. Parce que, par-dessus tout, ce que nous souhaitons, c’est une gestion collégiale, collaborative et bienveillante.
Solidairement, votre exécutif.

