Lors de la dernière assemblée générale du SPCFXG, les deux propositions suivantes ont été adoptées :
EDI Garneau : Les comités mis en pause par la direction et rapport d’EDDI consultants
CONSIDÉRANT que le rapport : portait EDI du Cégep Garneau a été remis par la firme EDDI consultants en août 2024;
CONSIDÉRANT que les problèmes de discrimination soulevés par le rapport, notamment le sexisme, l’âgisme, le racisme et le capacitisme sont réels et ne peuvent plus être ignorés;
CONSIDÉRANT la position de l’Association étudiante demandant que le rapport soit accessible à toute la communauté collégiale;
CONSIDÉRANT les refus répétés de la direction du cégep de partager le rapport avec toustes les membres du comité de consultation, qui l’a pourtant commandé;
CONSIDÉRANT les tergiversations de la direction et la stagnation dans le dossier de l’EDI depuis plus de huit (8) ans;
CONSIDÉRANT la mise en pause unilatérale et la remise en question de l’existence des comités EDI par la direction, et ce sans justification objective;
CONSIDÉRANT notre désir d’un retour à une approche collégiale et respectueuse dans le dossier de l’EDI;
Il est PROPOSÉ que l’Assemblée générale du SPCFXG exige le partage du rapport : Portrait de EDI du Cégep Garneau avec l’ensemble de la communauté collégiale.
que l’Assemblée générale du SPCFXG exige qu’une personne extérieure au cégep joue le rôle de conciliateurice pour débloquer l’impasse au sein du comité de mobilisation de l’EDI, et ce, dans un délai raisonnable, ne dépassant pas la fin de la session actuelle.
Advenant un rejet ou un non-respect des délais concernant au moins une des deux propositions précédentes,
que l’Assemblée générale du SPCFXG crée un front commun avec le Syndicat du personnel de soutien, le Syndicat des professionnels et l’Association étudiante en vue d’une mobilisation favorable à une implantation efficace des recommandations du rapport au cégep.
Proposition d’actions pouvant aller jusqu’à la grève sociale conditionnelle le 1er mai 2026
CONSIDÉRANT l’état de crise des services publics, aggravé par les compressions et les restrictions budgétaires de la dernière année;
CONSIDÉRANT les attaques sans précédent du gouvernement à l’endroit des contre-pouvoirs au sein de la société, dont les syndicats;
CONSIDÉRANT l’entêtement idéologique du gouvernement actuel sur ces enjeux, malgré sa perte de légitimité et d’appui populaire;
CONSIDÉRANT la nécessité de déployer un rapport de force suffisant pour faire reculer le gouvernement sur ses mesures d’austérité autoritaires, mais aussi pour conduire les partis d’opposition à rompre avec les orientations du gouvernement actuel, à l’approche des élections prévues à l’automne 2026;
CONSIDÉRANT que le 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, représente un moment symbolique important;
CONSIDÉRANT qu’une journée de grève sociale, menée en solidarité avec des allié-es, enverrait un message fort et démontrerait à l’ensemble des partis politiques notre volonté de continuer à nous mobiliser jusqu’à ce que l’État acquiesce à nos revendications;
CONSIDÉRANT la campagne confédérale Faire front de la CSN;
Il est PROPOSÉ que l’Assemblée générale du SPCFXG exige du gouvernement en place:
- l’abandon des projets de loi autoritaires, liberticides et antisyndicaux actuellement à l’étude, notamment PL 1, PL 3 et PL 9 et le retrait de la Loi 14;
- un réinvestissement massif dans le filet social, incluant, dès ce printemps, la levée des restrictions budgétaires pour les collèges et un réinvestissement qui annule l’effet des compressions de la dernière année en vue de l’année scolaire 26-27.
que l’Assemblée générale du SPCFXG demande aux autres partis politiques québécois :
- de s’engager à abroger les projets de lois autoritaires, liberticides et antisyndicaux, et à réinvestir massivement dans le filet social québécois dès le début d’un nouveau mandat incluant, la levée des restrictions budgétaires pour les collèges et un réinvestissement qui annule l’effet des compressions de la dernière année en vue de l’année scolaire 26-27;
- d’appuyer les mouvements syndicaux et populaires dans leur lutte pour la justice sociale.
qu’à défaut d’actions significatives en ce sens de la part du gouvernement dès ce printemps, que l’Assemblée générale du SPCFXG consulte ses membres sur une grève sociale à exercer en collaboration avec la CSN et ses allié·es.
Ce vote de grève sera présenté aux membres avec l’ensemble des conditions suivantes réunies :
Ce vote de grève sera présenté aux membres avec l’ensemble des conditions suivantes réunies :
- Qu’au moins trente (30) syndicats, dont au moins dix (10) syndicats d’enseignant·es de cégep et dix (10) syndicats affiliés au Conseil central de Québec – Chaudière-Appalaches (CCQCA), représentant au moins 5000 travailleuses et travailleurs, débrayent le 1er mai 2026;
- Que la CSN et la FNEEQ appuient, par le Fonds de défense professionnelle (FDP), les syndicats affiliés en grève afin qu’ils puissent défendre adéquatement devant les tribunaux, si cela s’avère nécessaire, le droit de leurs membres à faire la grève, qu’il s’agisse d’une grève dans le cadre d’une négociation de conditions de travail ou qu’il s’agisse d’une grève sociale.

